J comme JOURNAUX, Z comme ZIBELINE...

Publié le par Franzi

J comme JOURNAUX et MAGAZINES, JEU et les CASINOS 

Dans beaucoup de cafés, sur un présentoir à l’entrée, on propose un quotidien gratuit, le Moscow Times rédigé en anglais. Il est en libre accès bien qu’il ne soit pas toujours très tendre pour la politique des dirigeants russes.

Les Français ont un journal spécifique, le Courrier de Russie qu’on trouve dans les espaces francophones.

Pour acheter les journaux français usuels, il faut aller dans les grands hôtels.

Pourquoi je ne parlerai pas des journaux russes ? Diantre, parce que vous n’en êtes encore qu’à ânonner l’alphabet et que nous avons évoqué brièvement le rôle des médias à « P » comme Politique.

Les magazines sont très prisés, de nombreux magazines français ont des éditions russes. Cet automne, une gigantesque banderole « Madame FIGARO » s’étalait en face de l’ancien bâtiment de la Loubianka pendant que le magazine PSYCHOLOGIES organisait une soirée de lancement.


Les Casinos de jeux  frappent par leur nombre et leur bel aspect clinquant, tous néons allumés. On joue beaucoup et partout à Moscou. C’est un phénomène aussi populaire que le loto de nos cafés mais le décor rivalise avec celui de nos casinos de jeux. De la zone de l’aéroport au Manège près du Kremlin et en passant par tous les quartiers urbains animés, il y a toujours un casino.

 

Z comme ZIBELINE, vison et fourrures

Les Russes portent beaucoup de fourrures en manteaux, en doublure ou en garniture car l’on n’a encore rien trouvé de plus chaud pour se défendre du froid rigoureux!

La précieuse zibeline se trouve au Goum et chez les grands fourreurs mais les démocratiques queues de vison cousues en écharpe s’achètent au marché, dans les boutiques de souvenir… et depuis cet hiver, mais trois fois plus chères, dans les grands magasins parisiens.

La chapka, en vison, renard ou parfois astrakan, se trouve en toute saison dans les grands magasins de luxe mais seulement en automne et en hiver sur les marchés.

 

 

I comme IMMEUBLES et maisons et comme ICONES

IMMEUBLES ET MAISONS


Il y a les immeubles soviétiques de hauteur impressionnante des quartiers populaires, gris et laids et qui auraient souvent besoin d’un petit lifting. Ce sont les fameuses constructions normalisées qui, en leur temps, ont été considérées comme un grand progrès.


Mais, contrairement à nos immeubles de banlieue français, il y a toujours tout autour une zone agréable d’espaces verts et d’arbres, et, systématiquement, une aire de jeux pour les petits. On y trouve des toboggans, balançoires et agrès peints en couleurs vives : jaune, vert, bleu et rouge , parfois des isbas miniatures ou de jolies sculptures de bois représentant des marmottes ou des personnages de contes populaires comme les « trois ours » ou bien encore « le pêcheur et le poisson d’or ».

Dans les centres villes, on trouve de très belles maisons anciennes qui, à Moscou, se rénovent à allure surprenante. En l’espace de quelques mois des rues entières ont été restaurées et leurs aires de jeux d’enfants en même temps : partout de l’herbe nouvelle est semée, les agrès sont remplacés. Les maisons sont appétissantes avec leurs stucs blancs chantilly et leurs couleurs de sorbet. Ce sont essentiellement des maisons de pierre, les anciennes isbas sont rarissimes en ville. Les portes ouvertes ou les porches révèlent une succession de cours intérieures bordée de bâtiments dont l’état est en général moins pimpant.

A côté de ces immeubles anciens se dressent ou se construisent à toute vitesse des immeubles nouveaux de standing qui ne sont pas sans évoquer le développement immobilier de Pékin ou de Shanghaï.

Il y a encore cinq ans, les oiseaux avaient de petites maisons, réalisées par exemple en briques de lait recyclées, suspendues aux arbres devant les immeubles, mais ces coutumes des années difficiles se perdent.

 

ICÔNES :

Ce sont des supports très importants de la religiosité russe, peut-être aussi du sentiment national. Les peintres en sont inspirés par Dieu. Un des plus célèbres est Andreï ROUBLEV (1360-1430). Il a peint la célèbre « Trinité », représentée par trois anges. On lui a élevé une statue à Moscou et le cinéaste TARKOVSKI a fait un film culte de sa vie. Ce film est un peu long et difficile mais il retrace avec une foule de détails et de précisions de nombreuses coutumes russes comme les fêtes libres des jeunes filles au printemps ou les attaques cruelles et brutales des nobles et des brigands. On y retrouve des objets populaires anciens, comme les sacs à dos de bouleau, et des monuments de l’Anneau d’or. Une fois peinte, l’icône devient un symbole et une force par elle-même. Il y a d’innombrables histoires d’icônes qui ont fait reculer par leur seule apparition la maladie ou l’ennemi. Comme nos vitraux du Moyen-Age, par leurs images colorées et réalistes, elles racontent des faits ou des récits saints. C’est avec ferveur que les russes, jeunes et vieux, hommes et femmes, se recueillent aujourd’hui devant les iconostases. Ces dernières sont magnifiques et à plusieurs « étages » (registres) dans les grandes églises, naïves et émouvantes dans les petits sanctuaires de campagne. Quelques icônes sont particulièrement vénérées comme celle de la Vierge de Vladimir ou celle de la Vierge de Smolensk.

 

K comme KREMLIN

« LE » Kremlin, c’est celui de Moscou, ancienne forteresse et palais du pouvoir. Ce fut la résidence des maîtres de la Russie soviétique. Poutine, lui n’y résidait pas, il y venait pour travailler et rentrait tous les soirs dans sa datcha ce qui, pour les Moscovites, semblait expliquer certains embouteillages.


Mais chaque ville de quelque importance, même petite, avait son kremlin défensif entourant un monastère, plusieurs églises et aussi des résidences de chefs princiers, militaires ou religieux. Quelques hauts dignitaires fantaisistes se sont même fait construire des kremlins résidentiels comme celui de Rostov.

 

L comme LYCEE, écoles, élèves et LIBERTE

Lycée :

Le plus ancien se trouve près de la ravissante Ambassade française. C’est auprès de la jolie église Saint Louis des Français que s’élève le lycée neuf, en briques rouges qui a été inauguré par Jacques CHIRAC à la fin des années 90. L’exil programmé au bout de la ligne Vladizmino alimente la polémique. Ce bon lycée aide certainement les entreprises à recruter et à fidéliser leurs expatriés cadres.

Un touriste n’a pas tellement l’occasion d’étudier le système éducatif russe sur place. Mais il peut voir que les adolescents qui fument sous le porche de leurs écoles ressemblent comme des frères aux ados français avec leurs blue-jeans, casquettes et blousons. Il peut entendre des « tubes » identiques et voir que les grands succès de cinéma sont les mêmes et à l’affiche pratiquement au même moment. Les jeunes Moscovites aiment tout ce qui est américain : musique, nourriture, vêtements, Mac Do et Coca-Cola. La ligne politique de la Russie ne passe pas par l’Amérique mais la ligne comportementale des jeunes la suit de très près.

Durant les vacances scolaires, les Professeurs emmènent les écoliers et les collégiens visiter les monuments célèbres. Les maîtresses paraissent assez froides et fermées mais les élèves entourent en riant les touristes avec beaucoup de spontanéité et tentent de dire les quelques mots français qu’ils connaissent.


L’impression de liberté est totale pour le touriste qui va où il veut, dit ce qu’il veut et photographie ce qu’il veut. C’est aussi l’impression qu’on ressent concernant l’homme de la rue.

 

M comme METEO et METRO et Musées

Les caprices de la météo ne dérangent pas la vie, on s’en accommode. L’hiver, on s’habille chaudement. Dans les intérieurs douillets, on mange une nourriture qui tient au corps, on boit un petit coup (de trop?) et on se moque du froid. Pourtant la longue nuit hivernale d’octobre à fin mars peut être oppressante. Aussi dès les premiers rayons de soleil printanier, on remise les habits d’hiver, on se promène, on va dans les datchas et plouf, on plonge dans les étangs. C’est l’été chaud et lourd qui est peut-être le plus difficile à supporter, surtout dans les immeubles bon marché.

Métro 

Construit à partir de 1935, le Métro est un réseau vital de Moscou. Près de 9 millions de personnes empruntent chaque jour ses 280 km de voies et ses 170 stations. Dire que les stations anciennes sont magnifiques relève du lieu commun. Mais les stations nouvelles n’ont rien à envier aux anciennes ni par leurs dimensions, ni la richesse des matériaux employés ni le décor.


Ces stations sont très profondes et c’est impressionnant de se laisser descendre sur l’escalier roulant entre deux rangées de lampadaires qui n’en finissent pas : bonne occasion de réviser son alphabet sur les affiches qui tapissent les murs ! Au bas des marches, il y a toujours une dame dans une petite cabine qui surveille les voyageurs d’un air rogue à moins qu’elle ne somnole un peu. Dans les nouvelles stations, les guichetières travaillent sur ordinateur pour délivrer les billets et il est visible qu’elles en sont fières. Le système de billets est simple et commode. Il faut souligner la fréquence rapide des rames et le fait qu’elles sont très rarement en panne. Le métro est très fréquenté et sûr. Dans les stations, comme en France dans les RER, il y a une multitude de petites boutiques.

Musées

Moscou est une ville riche en musées, tous plus intéressants les uns que les autres. Nous n’allons pas vous les décrire puisque vos guides le font très bien mais nous ne pouvons que vous encourager à leur rendre visite !

 

N comme NATURE - NEIGE et HIVER - NOURRITURE et boissons

NATURE (cf datcha et terre) : steppes et forêts

La forêt est différente des nôtres avec ses bouleaux poétiques, ses trembles, ses aulnes, ses pins et sapins car elle paraît plus légère et plus aérée tout en étant très profonde. Elle est toujours très giboyeuse, on y rencontre encore des loups et quelques milliers d’ours bruns, ces « tsar des bois » qui ont inspiré tant de contes, de récits et d’œuvres artistiques.

On coupe du bois, on n’en ramasse pas, la forêt est si grande ! Les Russes pensent qu’elle est inépuisable et donc ils n’accordent peut-être pas toute l’attention écologique qu’il faudrait à cette ressource vivante et fragile.

Les steppes herbeuses sont encore très sauvages dès que l’on s’écarte des villes. Perdus (un peu) dans l’immensité de la steppe et de la grande forêt, on peut encore jouer à se faire peur ou éprouver ces sentiments de nostalgie triste et de mystère qu’on dit liés à l’âme slave.

NEIGE et magique hiver : la saison froide et obscure est longue, très longue puisque l’automne démarre déjà début octobre et que le printemps ne vient qu’en avril. Mais dès que la neige est là, la magie de sa blancheur s’installe, rehaussant la beauté de la ville et embellissant les datchas même si elles ne sont que des cabanes. Les enfants s’adonnent aux joies de la luge et des raquettes, les patinoires se remplissent. Les corbeaux ne sont pas lugubres mais presqu’élégants sur le fond blanc car leur livrée est noire et grise .Les joues des enfants sont des pommes rouges. Le ciel est bleu comme un bulbe d’église ou bien lourd de nuages de plomb et d’argent où l’on devine le traineau de la Mère Noël. Oui, oui, il y a un Père Noël et une Mère Noël !

Sur les étangs et les bras de rivières gelés, c’est la grande saison des pêcheurs. Qui sont ces petites silhouettes de pingouins ou de sauterelles noires ? Ce sont les pêcheurs, acharnés et patients, installés sur un pliant sur la glace, guettant leur proie au fond du trou qu’ils ont creusé ! Au début et à la fin de l’hiver, ils prennent beaucoup de risques quand la pellicule de glace est si mince qu’elle ne semble plus pouvoir supporter leur poids. Il paraît qu’on est même parfois obligé de sauver quelques inconscients en hélicoptère !

 

La « Neige de Staline » marque au contraire le retour de la belle saison. Elle n’est autre qu’un très joli pollen blanc en touffes. Elle fait partie du vieux folklore russe comme le montre Tarkovski, encore lui, dans son célèbre film sur les années 1400. Après le dégel, tout le monde en a assez du long hiver et tous, sauf les allergiques, sont heureux de revoir la « neige de Staline » !

 

Dégel et fonte des neiges : un moment pittoresque mais très boueux qui dure une petite semaine!

 Les gouttières déversent des trombes d’eau qui stagnent dans les ornières terreuses creusées dans les rues par la neige, le gel et le dégel. On se retrouve en ville dans la situation de nos stations de montagne. C’est le moment d’admirer les gouttières ouvragées des vieilles maisons.

.Pas question de marcher le long des toits : des stalactites s’en détachent dangereusement. Il y a des morts chaque hiver malgré les bordures grillagées des toits. Pour limiter le danger, les gardiens d’immeubles jouent les équilibristes sur les toits, sans protection, pour balayer le reste de neige.

Les immenses congères des parcs et aires de jeux fondent tout en révélant des strates de mégots, de bouteilles voire de crottes de chien comme dans un chantier archéologique. La ville a besoin d’un grand toilettage. Et c’est ce qui a lieu ! Dans les écoles et les aires de jeux, les Parents consacrent une journée au grand nettoyage de printemps. Ces travaux communautaires, qu’on retrouve au Vietnam ou en Chine, sont un aspect positif hérité de la vie collective voire de traditions plus anciennes.

 

NOURRITURE et Cuisine : au prochain chapitre !

 

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Dolly 16/12/2009 13:36


bien que la personne qui nous régale avec ce blog soit étudiante en chinois pour ces loisirs... à 70 ans passée elle n'est pas une étudiante française à Moscou!


Debra 28/06/2008 10:15

Bonjour,
Que fais tu à Moscou?
Tu y étudies?