B comme BAINS, BOLCHOI, BOUTIQUES et Moscou BY NIGHT

Publié le par Franzi

 


BAINS


Il faut avoir le cœur solide pour passer de la vapeur quasi-bouillante à l’eau glacée et être un peu masochiste pour se fouetter  aussi allégrement avec un éventail de feuilles de bouleau. Mais les bienfaits sont parait-il à la hauteur et c’est une tradition bien ancrée et conviviale qui vaut la peine d’être vécue.  
De toutes façons, les Russes adorent l’eau vivifiante et dès la sortie de l’hiver, des courageux vont faire trempette dans les étangs avoisinant la ville.


BOLCHOÏ
 (« grand »)


On ne peut pas passer sous silence ce monument de la Russie même si on confie à vos guides et ouvrages divers le soin de vous parler de tous les  autres théâtres et musées. Pendant votre cours séjour à Moscou, il vous faut aller au Bolchoï qui revêt une  telle importance dans la vie culturelle. Moscou est une ville extrêmement ouverte à l’art. L’employé modeste comme le nouveau  riche vont au Bolchoï et aux spectacles de théâtre . Cela fait partie des occupations normales du citoyen tout comme la visite des magnifiques musées.  L’art d’avant-garde ou dissident est davantage réservé aux intellectuels et aux mieux nantis.


BOUTIQUES, PETITS MAGASINS ET GRANDS MAGASINS


Lors de ses premières promenades, le visiteur ne va pas manquer d’être frappé par le nombre de boutiques de fleurs et de pharmacies.
A tous les coins de rues…fleurissent les boutiques de fleurs qui ne sont le plus souvent que des kiosques. Les Russes offrent des fleurs  et en  achètent pour eux, à toute occasion. Les pharmacies, « apteka », sont partout, même dans l’enceinte du Kremlin. Elles sont numérotées et organisées en chaînes identifiables grâce au bandeau de couleur de  leur enseigne , verte ou rouge..L’intérieur est fonctionnel et bien organisé avec une part prépondérante donnée à la phytopharmacie et aux produits naturels. On y trouve des spécialités françaises en  nombre croissant mais rarement les présentations pédiatriques. On peut donc se débrouiller sur place en cas d’imprévu mais mieux vaut emporter ses médicaments usuels et quelques produits d’urgence, surtout si des enfants vous accompagnent.


Epiceries 


Les grandes surfaces sont encore plutôt réservées aux classes moyennes, soit à cause des prix soit parce qu’il faut une voiture pour s’y rendre ou transporter les achats. L’approvisionnement courant se fait dans les épiceries. Celles-ci sont soit du genre de  supérettes en dur, les « magazin », avec un système self, soit de petites baraques  posées sur le trottoir de type Algeco, les « producti ». . On y vend les produits de première nécessité, les boissons et les différentes sortes traditionnelles de pain. Le soir, à la sortie des bureaux, on y fait la queue. Les confiseries, les friandises, les cigarettes, les légumes se vendent dans des boutiques similaires. L’étal des fruits et légumes est bien fourni et, contrairement à notre précédent séjour, offre pratiquement la même variété qu’en France. Rares sont encore les babouchkas qui vendent la production de leur jardin ou les petits marchés sauvages. La multiplication des chantiers en a grignoté les territoires, c’est l’une des explications.

 Les  vrais marchés sont nombreux et plaisants : fruits, légumes, épices, poissons, viandes, artisanat. Les poissons frais ou séchés sont intéressants à observer sur les étals des marchés ou dans les vitrines réfrigérées des supermarchés : il y a tellement de variétés et aussi de présentations inédites pour nous. Cela dit, il n’est pas certain que nous régalerions avec tout ! On trouve encore du caviar mais c’est de moins en moins une bonne affaire, surtout si l’acheteur n’est pas russe .  Les marchés seraient mis en coupe réglée par les Caucasiens mais cela est une autre histoire.

 
Supermarchés :


Le premier supermarché fut, paraît-il, irlandais puis apparut un « SEDMOÏ CONTINENT », bientôt suivi  par d’autres, au cœur de Moscou ,qui ont fait découvrir aux Moscovites les joies des grandes surfaces.
AUCHAN (« Achann ») a ouvert une première enseigne près d’IKEA, nous en avons visité deux autres , le dernier dans un complexe particulièrement luxueux où l’on retrouve la plupart des franchises françaises. Ce qui change dans les supermarchés actuellement, c’est que ce ne sont plus seulement les riches et les expatriés qui les  fréquentent mais que de vraies ménagères y poussent aussi  leur chariot.

 


Boutiques de vêtements, de maroquinerie, bijoux et parfums
 


Dans la moyenne gamme des boutiques on trouve les principales marques françaises, Yves Rocher, Etam, Lacoste…,  des marques européennes comme H. et M. ou Zara. Les Russes adorent les marques, semble-t-il parce qu’en plus de l’objet, on achète une histoire et une référence. Dans le commerce de luxe, toutes les grandes  maisons françaises  sont représentées aux côtés des marques internationales. Chanel est une des plus anciennes marques connues à Moscou depuis la liaison de Coco avec le grand-duc Dimitri et ses attaches avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev. Jusqu’à fin novembre, le célèbre Musée Pouchkine lui a consacré une belle exposition. Inversement, si nous  voyons en France en ce moment des images de Gorbatchev, c’est assis dans une  limousine… à côté de son sac Vuitton ! Les Russes ont une certaine  reconnaissance dans leur préférence vis-à-vis des marques étrangères :ils préfèrent celles qui n’ont pas hésité à s’installer chez eux avant que cela ne devienne « trendy ». Les boutiques russes ou asiatiques sont très présentes aussi, dans toutes les gammes de qualité. Bref, on trouve de  tout et à tous les prix.

 La culture n’est pas oubliée et l’on trouve de bonnes librairies avec tous les succès européens du moment. Il est intéressant de voir quels sont les fonds de vente des auteurs français : Sagan  en a toujours été une constante.  Ces librairies vendent également des partitions musicales et de la carterie. Mais dénicher une simple carte postale à Moscou n’est pas toujours évident : si on en trouve, mieux vaut en faire provision.

 
Galeries et centres commerciaux 


 
Il s’en ouvre sans cesse  de nouveaux, tous plus magnifiques les uns que les autres comme l’ATRIUM, un des derniers en date. L’on y retrouve des enseignes françaises en bonne place. Si ces centres se développent, c’est qu’il y a apparemment une clientèle et on comprend que Moscou puisse être le lieu d’une foire aux millionnaires !


Les Magasins mythiques :


Il n’y a pas si longtemps, les beriochkas, les boutiques d’état, étaient la seule ressource des étrangers. Celles qui existent encore sont devenues des boutiques de souvenirs sans grand relief.
Par contre, l’ancien magasin de la nomenklatura, le DIETSKY MIR, le monde des enfants, est devenu un grand magasin non seulement de jouets mais aussi  de livres et d’accessoires, très bien achalandé et attrayant. Pourtant des bruits courent qu’il pourrait fermer. Le GOUM est un espace magique de boutiques de luxe et de moyenne gamme où l’artisanat russe n’occupe plus qu’une place qui se transforme en peau de chagrin. Yves ROCHER y figure depuis très longtemps Le TSOUM, fraîchement rénové, est un concurrent sérieux et magnifique qui a choisi résolument le haut de gamme. Non loin du Kremlin, les magasins du Manège sont un lieu très couru.


MOSCOU BY NIGHT 

Vie intense et spots  nombreux, il y aurait matière à un autre article, très fourni, sur la riche vie nocturne !Mais  cet abécédaire est résolument  tourné vers la vie diurne et vous laisse sur votre faim !

 

 

Prochains chapitres : V comme Voitures et G comme Gens

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Aerobar 06/05/2008 22:29

B comme Bravo, les photos sont très bien !

Didier 06/05/2008 20:53

Très belle mise en page (je te ferai des commentaires sur l'article lorsque je l'aurai lu ;) ). Vivement le prochain article (à lire)...